La majorité des français fument.
Fort heureusement, ce n'est pas le cas. Même s'ils restent gênants, le nombre de fumeurs est en baisse, bien loin de le représenter la majorité !
Méthodes – Le Baromètre santé 2017 est une enquête aléatoire représentative de la population des 18-75 ans résidant en France métropolitaine, menée par téléphone entre janvier et juillet 2017 auprès d’un échantillon de 25 319 individus.
Résultats – En 2017, 31,9% des personnes de 18-75 ans interrogées ont déclaré qu’elles fumaient au moins occasionnellement et 26,9% quotidiennement. Ces prévalences sont en baisse de respectivement 3,2 et 2,5 points par rapport à 2016. La consommation quotidienne de tabac a diminué parmi les hommes de 18-24 ans (passant de 44,2% à 35,3%). Elle a également diminué parmi les hommes de 45-54 ans et les femmes de 55-64 ans, premières baisses dans ces deux tranches d’âges après des hausses continues depuis 2005.
C’est la première fois depuis 2000 que la prévalence du tabagisme quotidien diminue parmi les fumeurs les plus défavorisés : de 38,8% en 2016 à 34,0% en 2017 parmi les personnes aux revenus les plus faibles, de 49,7% à 43,5% parmi les personnes au chômage.
Conclusion – Le contexte de la lutte antitabac, marqué par une intensification des mesures règlementaires et de prévention (augmentation du forfait de prise en charge des substituts nicotiniques prescrits, paquet neutre, opération « Mois sans tabac », nouvelle application pour mobile Tabac info service) a probablement contribué à l’ampleur inédite de la baisse de la prévalence du tabagisme observée. Ces premiers résultats encourageants, en particulier parmi les plus jeunes adultes et les plus défavorisés, incitent à poursuivre les actions menées.
Certes, même si ce n'est pas la moitié mais le quart des 18-75 ans, cela reste bien trop.
Source : http://invs.santepubliquefrance.fr/beh/2018/14-15/pdf/2018_14-15_1.pdf
Pour autant, rien ne sert de diaboliser les fumeurs. J'ai moi-même été (gros) fumeur pendant 23 ans, et j'ai stoppé du jour au lendemain sans substitut (la méthode ultime : une compagne particulièrement convaincante). Mais cela ne m'empêchait pas d'être conscient du fait que je pouvais déranger les autres par mes fumées, et je faisais le nécessaire pour que ça ne soit pas le cas. Idem pour mes mégots, que je ne jetais pas n'importe où. Je ne peux pas croire que j'étais le seul fumeur "civilisé"...
Merci pour tes chiffres, je faisais juste un constat sur le nombre de gens autour de moi qui fument...
Oui certains fumeurs sont civilisés mais le déchet qu'il y a le plus sur les voies publiques c'est bien les mégots !
L'environnement personnel est la pire source de stats. Pour le reste, je suis d'accord avec toi, les mégots sont juste une saloperie, qui mettent des années (des siècles) à se décomposer.
Je me base aussi sur ce que je vois à Paris et je le compare à l'Australie. J'avoue que ma vision est biaisée mais les stats aussi...